Domaines

Les domaines d’observation

Le défi de la prise en compte des droits culturels dans la démocratie c’est de réussir à développer des cultures démocratiques appropriées, respectueuses à la fois des principes universels et des valeurs culturelles qui sont autant de patrimoines, de ressources à valoriser et à interpréter. Ce défi est posé à tous les pays et devrait se traduire autant dans les stratégies interne des pays que dans leurs relations bilatérales et multilatérales. Le programme de recherche de l’Observatoire adresse cette question avec plusieurs partenaires.

Les domaines d’observations :

  • Le renforcement du système international des droits humains
  • La diversité des diversités
  • Les droits culturels comme facteurs pour le développement de la démocratie
  • Les droits culturels dans les dynamiques de violences et de paix

Recherches - actions

Les principaux laboratoires

  • Renforcement du système international : mécanismes pour la promotion et la protection des droits humains
  • Renforcement du système international : mécanismes de l’UNESCO
  • La fonction des droits culturels pour la démocratie
  • Diasporas interculturelles
  • L’esclavage en Mauritanie

Le renforcement du système international des droits humains

L’Observatoire de la diversité et des droits culturels contribue régulièrement aux travaux des mécanismes onusiens pour la protection et la promotion des droits humains, et en particulier des droits culturels.

Le renforcement de la prise en compte des droits culturels à l’UNESCO

La mise en oeuvre de la Convention pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles de l’UNESCO (2005)

La diversité des expressions culturelles est un patrimoine vivant à reconnaître, protéger et valoriser au service des personnes et de leurs sociétés. Cette diversité de ressources culturelles compose une richesse qui « élargit les choix possibles, nourrit les capacités et les valeurs humaines , (…) elle est donc un ressort fondamental du développement durable des communautés, des peuples et des nations ». Sa protection et sa mise en valeur requièrent une action participative et collective, importantes pour la « pleine réalisation des droits de l’homme » et « pour la cohésion sociale en général ». La vision est donc large et transversale et ne se réduit pas aux activités artistiques, mêmes si celles-ci sont en première ligne dans la Convention. Outre les libertés d’expression spécifiquement visées, c’est l’effectivité du droit de participer à la vie culturelle qui est directement en jeu, un « panier » de droits culturels, au cœur de l’ensemble des droits humains.

  • Re/penser les politiques culturelles: 10 ans de promotion de la diversité des expressions culturelles pour le développement, premier rapport mondial de l’UNESCO de suivi de la mise en oeuvre de la convention de 2005, UNESCO, 2015.
    • Rapport de suivi en FREN
    • Lien vers la page de suivi et les ressources complémentaires
  • Comment valoriser la diversité des expressions culturelles en Suisse? Journée thématique organisée en vue de l’adoption du 2ème rapport périodique de mise en oeuvre de la Suisse, en collaboration avec l’Office fédéral de la culture, 20 mai 2016.

La fonction des droits culturels dans la démocratie

Le défi de la prise en compte des droits culturels dans la démocratie c’est de réussir à développer des cultures démocratiques appropriées, respectueuses à la fois des principes universels et des valeurs culturelles qui sont autant de patrimoines, de ressources à valoriser et à interpréter. Ce défi est posé à tous les pays et devrait se traduire autant dans les stratégies interne des pays que dans leurs relations bilatérales et multilatérales. Le programme de recherche de l’Observatoire adresse cette question avec plusieurs partenaires.

  • Les droits culturels: entre compréhension et pratiquescolloque international de Rabat, organisé en collaboration avec le Conseil consultatif marocain des droits de l’homme, janvier 2011.
  • Droits culturels et démocratisation: éducation, développement et politiques culturelles, colloque international sous le patronage des Ministères de l’éducation nationale et de la culture de Tunisie, Tunis, octobre 2011, et son document de synthèse (DS 20).

Diasporas interculturelles

Page en développement

L’esclavage en Mauritanie

Les pratiques culturelles néfastes en Mauritanie

Le programme développé avec la Mauritanie de 2008 à 2016 portait sur les pratiques culturelles. Il mettait l’accent sur l’instrumentalisation de la valeur positive de la “culture” pour justifier et légitimer le maintien de pratiques néfastes en termes de droits de l’homme et développe une méthode de “contre argumentation” culturelle – une réponse par les ressources culturelles du milieu permettant de se réapproprier les principes des droits de l’homme universels – afin de les mettre en débat et de les délégitimer.

Cette collaboration se poursuit au sein du réseau lié à l’Observatoire de la diversité et des droits culturels.

Antécédents du programme de recherche

  • Argumentation et contre argumentation culturelles dans la société haalpulaar, document de travail 11 de l’IIEDH, septembre 2006.
  • Dimensions culturelles des violations des droits de l’homme en Mauritanie, document de travail 12 de l’IIEDH, septembre 2006.
  • Droits culturels et traitement des violences, Document de synthèse 15 (DS 15) élaboré lors du colloque de Nouakchott, novembre 2007.
  • Création d’un centre interdisciplinaire sur les droits culturels à l’Université de Nouakchott (en cours d’institutionnalisation).

 

Les pratiques esclavagistes en Mauritanie

En 2010, la première phase d’un projet de recherche sur les pratiques esclavagistes en Mauritanie a pu être lancée grâce au soutien de l’Organisation internationale de la Francophonie et du Service de la Solidarité internationale du Canton de Genève. Ce projet de partenariat, liant l’Observatoire de la diversité et des droits culturels aux organisations de la société civile YAAKAARE (Genève), SOS-Esclaves et à l’Association des femmes chefs de famille (Mauritanie) ainsi qu’à l’équipe interdisciplinaire sur les droits culturels de l’Université de Nouakchott (CIDC), contribue à identifier les raisons de la persistance des pratiques esclavagiste par l’analyse des arguments culturels justifiant la mentalité derrière celles-ci.

  • Droits culturels et réconciliation, colloque international de Nouakchott, juin 2010, et son document de propositions (annexe au DS 15).
  • Synthèses intermédiaires du projet (SI)
    1.1.: Acquis de la recherche
    1.2.: Analyse des parties prenantes
    1.3.: Rapport des enquêtes sur Nouakchott
    1.4.: Arguments et contre arguments culturels et religieux
    1.5.: Typologie des manifestations des pratiques esclavagistes selon les composantes nationales et le genre

Rapport administratif de l’étape 1.

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